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Darkel
10.2006
Notation
Electro   Pop   Rock

Une jolie petite douceur sucrée et un peu naïve. Voilà comment on pourrait parler du disque solo de Jean-Benoît Dunckel, moitié de Air. Parfois tapant dans le registre punk-synthétique, parfois dans les jolies ballades aériennes (!) Darkel consiste en dix titres alléchants, un peu touche à tout, dans la veine de son créateur donc. Mais ici la richesse musicale et les arrangements chiadés de AIR ont laissé place à plus de minimalisme. Enregistré en petit comité dans son studio de Paris, Darkel s’entend un peu à l’image de The Eraser de Thom Yorke : expérimental, dénudé et libre.

Piano très présent, les guitares acoustiques ne sont pas étrangères au débat, rythmiques électroniques pour une ambiance évoquant parfois New Order, parfois le joli Pays de Candy. Mais Darkel semble vouer définitivement une passion pour les ambiances Beatlesiennes ("Pearl" ; "At the End of the Sky"), ce dont on ne se plaindra jamais. Même si l’impression qui se dégage de ce disque pourrait s’apparenter à ensoleillé mais candide. Sans s’y tromper pourtant, les fans de AIR se retrouveront dans ce disque qui, s’il ne risque pas de faire tourner la terre dans l’autre sens, s’avère être un régime bienfaisant pour les citoyens pseudo-nostalgico-futuristes-bio (re-!).


- le sto, le 8 11 2006

Réactions

par Frankie, le 10/11/2006
Effectivement une sorte de récréation mi-réussie pour Dunckel. Le ton un peu niais n'est pas foncièrement nouveau, AIR joue de la même manière. Les nouveaux Tintin au fond!