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Within the Realm of a Dying Sun
1987
Notation
World/Ethno   Gothic   Experimental

Pour le troisième album du groupe, Brendan et Lisa ont choisi de simplifier la structure de leur production. La batterie est inexistante sur l'ensemble de l'opus, les cordes et les claviers se taillent la part du lion conférant un aspect sacré qui, ajoutés aux voix sublimement claires du duo, offrent ce qui est peut-être le plus bel album de Dead Can Dance. Le plus sombre certainement. L'ensemble est baigné dans un clair-obscur constant, l’opus débutant dans un noir de nuit finissant, puis pointe petit à petit l'aube, des nappes de brouillards d'abord et les premières lueurs du soleil, perçant lentement. Cet album prend son temps, jamais aucune note ne se presse, aucune voix n'est posée à la va-vite, tout est absolument dans son moment, comme la nature qui va au gré de ses besoins.

Within the Realm of a Dying Sun se trouve également être comme scindé en deux, tout en respectant une unité. La partie plutôt sombre du début est entièrement chantée par Brendan Perry qui, pour la première fois, se voit être l'égal masculin de sa divine muse. Ensuite, Lisa Gerrard apparaît et, avec elle, pointe avec l'arrivée tonitruante du jour ("Dawn of the Iconoclast"). A partir de cet instant, les tons changent, les colorations divergent, la puissance de Within the Realm of a Dying Sun se déroule donc de manière plus directe.

Ce disque est un lent poison qui peine à trouver quelque égal dans les discographies. Il franchit les limites du jugement, qu'il soit divin ou satanique, il grave dans la roche des portées renversantes ("Summoning of the Muse") et s'élève ou aucun vampire n'osera s'approcher. Within the Realm of a Dying Sun, ou comment passer la plus belle aube de sa vie.


- le sto, le 19 02 2007

Réactions

par Kolo, le 23/02/2007
Un des disques les plus improbables et les plus prenants qu'il ne m'a été donné d'écouter. Ce disque se réveille lentement en vous pour vous envoûter l'âme à tout jamais.