Coldplay > X & Y

X & Y
6.2005
Notation
Rock   Pop

Le nouveau Coldplay est sorti! Cela fait déjà 3 ans que le groupe nous avait gratifié du très bon A Rush of Blood to the Head et ses singles imparables ("In My Place", "The Scientist"). Et au fond, cela ne fait que 5 ans que paraissait leur premier album Parachutes. C'est en ce court laps de temps que le groupe est devenu culte, tout le monde (les radios et tv en première ligne) attendant ce nouvel album comme le messie, le disque de l'année à coup sûr. Le disque que même ceux qui n'achètent jamais de cd et qui ne font qu'écouter d'une oreille discrète les ondes FM acquièrent tout de même.
C’est cet opus que vos amis, qui ne s'intéressent pas forcément à la musique, mettent quand vous allez en visite, en bruit de fond avec le gars de l'autre couple qui dit "ah, c'est le nouveau Coldplay, ouais je l'ai acheté aussi! En plus tu l'écoutes tout le temps hein chérie ! ?".

Mais bref, tout cela ne nous en dis pas beaucoup sur le contenu de ce X&Y. Voici donc : une ouverture classique avec une batterie à la "Politik" du dernier opus, Chris Martin nous fait ses petits ouh-ouh-ouh, sympa. Un piano et Chris entament un "What If" qui ne peut que signifier un premier baiser, c'est triste ("What if you should decide that you don't want me there in your life, that you don't want me there by your side"), et reprennent les ouh-ouh et la petite guitare. Mais quel talent ce Chris pour faire chavirer les coeurs. Et là tout d'un coup déboule "White Shadows" sur un rythme peu Coldplayen, un duo guitare-basse très inspiré, un chant pas tout à fait pur, un refrain qui se fait un peu attendre, LA réussite du disque.
Car après ce moment de grâce, on retombe un peu dans ce que le groupe sait faire d'habitude, un orgue, la voix de Chris, une guitare sèche et c'est le slow du camp de ski (ça se fait encore ça au fait ? Putain qu'est-ce que c'était une bonne invention, quand je pense à ces nouvelles générations condamnées à tenter de se draguer le sexe opposé (ou pas opposé) sur Jennifer Lopez et Limp Bizkit, quelle pitié! C'était mieux avant!).
Je m'égare, reprenons à "Talk" qui est du U2, là clairement c'est plus qu'une inspiration, j'y reviens! Le reste du disque est dans cette veine, des belles mélodies pop, avec un Chris en forme mais un peu saoulant à la longue qui balance 2-3 belles choses ("Speed of Sound"; "Low" ou "The Hardest Part") et 2-3 conneries ("X&Y"; "Swallowed in the Sea").

Malgré tout ce qu'on a entendu et lu, il n'y a rien de très nouveau au fond dans ce X&Y, sauf que l'écoute attentive de celui-ci m'amène à la conclusion suivante : Coldplay fait du U2! Bon c'était déjà le cas sur le plan marketing-télé-stades, mais là c'est la musique qui s'en ressent, c'est criant sur "Talk", "A Message" ou "Swallowed in the Sea". En plus, ils s'attaquent plutôt à la période All That You Can't Leave Behind et suivant, période pas franchement captivante car peu inventive et assez convenue. Dommage car le groupe est capable de tellement plus intéressant.

Un disque assez décevant au fond, plaisant bien sûr, mais décevant! Il existe une fine frontière entre la chanson pop parfaite et la rengaine gnan-gnante, pas sûr que Chris Martin et sa bande en aient conscience. Attention, la formule pourrait lasser...

- le sto, le 24 06 2005

Ractions

par Frankie, le 13/11/2006
C'est vrai que le Chris martin on commeence à en avoir un peu soupé, ce disque marque à mon avis le début de la fin si le groupe ne se bouge pas et qu'il n'essaie pas de changer sa formule un peu trop pop-ulaire facile! Wake up!