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There Are No Goodbyes
5.2009
Notation
Rock   Pop

On avait laissé Robin Proper-Sheppard dans une période de doute entre électronique, guitares lourdes et mélancolie acoustique. Trois ans ont passé et l’on est relativement curieux de savoir où a décidé de se lancer l’artiste. Après plusieurs écoutes, on a la semi-déception de remarquer qu’il a décidé… de ne rien décider. L’auteur traîne son spleen à nouveau sur de superbes compositions (« Obvious ») et excite sa guitare sur d’autres morceaux (« A Last Dance (To Sad Eyes) »). C’est principalement langoureux, mélancolique, désabusé, sans pour autant tomber dans le dark ou le neurasthénique, c’est simplement beau. La voix est à nouveau comme une amie qui nous tient la main le long de la route, dans nos petites peines quotidiennes et dans nos plus beaux moments ; jamais trop à gauche, jamais trop à droite, un ami fidèle.

Oui, mais à la longue, on se lasse un peu, surtout qu’on espérait un peu plus de réactivité suite à Technology Won’t Save Us, le monde change, tout bouge et Sophia revient en arrière, nous ressert ses bons vieux potages et se dit qu’on va avaler ça sans tortiller ! Soyons francs, j’ai eu du plaisir à écouter There Are No Goodbyes, ce bel album bien produit et réentendre mon pote Robin, sa voix et ces quelques beaux titres ; mais au final ce disque risque de bien vite passer dans le rayon qui prend tranquilos la poussière et je ne le ressortirai probablement que lorsque j’aurai le courage d’en extraire 2-3 titres pour faire un best of du groupe sur mon baladeur numérique (disons « Obvious », « Portugal » voire « Storm Clouds »). Bref, joli disque, mais le chef d’œuvre c’est pas encore pour cette fois…


- le sto, le 22 05 2009

Ractions

par Rémi, le 24/05/2009
et re-tout à fait d'accord avec toi, je ne retrouve pas tout ce qui faisait le charme de ses premiers albums... Un charme qui aurait très bien pu s'adapter à une nouvelle dimension musicale. Il se cherche le Proper-Sheppard, il se cherche...