Frusciante, John > The Empyrean

The Empyrean
2.2009
Notation
Rock   Pop   Electro Rock

C'est environ le dixième album de John (écart-type + ou – 2) mais ça fait déjà près de cinq ans qu'il avait sorti sa série de six albums consécutifs, seul le volume deux d'Ataxia était venu nous sortir du silence. Cette absence était la faute aux Red Hot qui n'ont comme seule excuse valable de nourrir le guitariste pour qu'il puisse continuer à nous offrir des albums solo.

Plus proche des expérimentations lentes et longues d'Ataxia que du rock brut d'autres albums (p. ex Inside of Emptiness), The Empyrean est à l'image de sa pochette : tortueux, varié, complexe, multiple et un peu brouillon. Les dix titres commencent tous dans un calme certain et quand certains s'envolent dans un rock puissant, d'autres restent au niveau de la plainte maladive et faussement douce. La voix de John nous procure toujours les mêmes sensations (et surprend notamment sur "One More of Me") et les arrangements concoctés avec son compère de toujours (Josh Klinghoffer) nous remplissent à nouveau les méninges.

Reste que si The Empyrean comporte de réels moments de grâce ("Central"; "God"), on se retrouve un peu avec une légère sensation de déjà-vu. C'est particulièrement criant au niveau des sons qui dégagent le même son crasseux déjà aperçu dans les précédentes éditions. Quant à certaines idées telles que "Dark/Light", morceau commençant dans le noir total pour, d'un coup d'un seul, s'en aller virevolter vers des cieux plus électro-clément, on ne peut s'empêcher de les trouver un peu poussive, malgré l'hypnotique basse ressortie d'Ataxia. Notons toutefois que l'apparition d'un quartet à cordes apporte sur quatre titres une fraicheur plutôt bien accueillie, tout comme les synthé vintage créant une ambiance Kubrickienne sur "After the Ending".

On est donc obligé de comparer cet album aux autres productions de l'artiste et de trouver ce projet un peu brouillon et moyennement novateur. Il n'en reste pas moins que The Empyrean est un album travaillé d'un artiste à tête chercheuse qui est plus que nécessaire à notre petit monde.


- le sto, le 6 04 2009

Ractions

par JP, le 5/09/2009
Un peu brouillon, et j'ajouterais un peu casse-burnes. J'ai bien du mal à supporter les envolées lyriques de Frusciante cette fois-ci...