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Eutheria
4.2008
Notation
Rock   Post Rock   Prog Rock

Voici que d'un coup d'un seul, le paysage suisse se colorise parfois d'un bel aspect canadien. Non, certes les canadiens ne sont pas les uniques détenteurs du post-prog-rock, mais avouons qu'ils mettent une bonne longueur à tout le monde. Mettaient? En effet, un disque de la trempe de ce Eutheria remet sérieusement en question cette mainmise. Insérez déjà l'album dans votre lecteur, verdict : trois titres, 68 minutes ! Avec ça on a tout dit… et rien du tout!

Tout car on voit bien le genre post-prog-rock : lente progression, morceaux qui s'étirent, bridge juste avant ou juste après le climax, morceaux instrumentaux, successions de couches et d'instruments, recherche d'émotions, étalage de savoir faire, etc.

Rien car l'opus pourrait être un véritable chemin de croix. Il n'en est rien, la qualité du titre (décomposé en trois parties) est totale et l'équilibre de l'ensemble est un réel petit travail d'orfèvrerie. Pour imager, on a l'impression que Equus va plutôt lorgner côté King Crimson et GY!BE que côté Yes et Dream Theater ; l'histoire jugera. En tous les cas, Eutheria est un de ces albums qui, avec finesse, apporte une petite pierre à l'édifice complexe post-math-prog-dark-rock (ta mère!). Subtil et passionnant.


- le sto, le 14 04 2008

Ractions

par pol, le 12/04/2009
Oh mon dieu ils écoutent aussi King Crimson et Guapo, et ils ont le même bassiste en plus !!!

Super album, vivement la suite !!!

par euka, le 9/06/2008
tant pis pour le visiteur précédent, engoncé dans ses préjugés, il loupe l'un des albums les plus fascinants de ces deux dernières années. Si la comparaison avec Shora est en partie pertinente, Equus possède un son beaucoup plus dense et riche, moins fondé sur les progressions mélodiques que l'entremêlage de celles-ci.
par Rémi, le 15/04/2008
mouais... on sent l'influence évidente de Shora (qui lui est influencé par King Crimson, Guapo, etc...) à un point que je n'arrive pas à me défaire de cette ombre, car Equus est quand-même un cran en dessous (niveau son, amplitude, impact). Des breaks de batteries, en passant par les claviers jusqu'aux guitares para-psychédéliques légèrement arabisantes, la comparaison culmine sur le début de "Epona". Désolé, j'avale pas.