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Hymn to the Immortal Wind
4.2009
Notation
Rock   Post Rock

Le Japon ne semble pas connaître la crise ! Les membres de Mono en tous les cas profitent du contexte économique morose pour sortir un album à la consistance que même les plus gros parachutes dorés n’oseraient afficher. On connaissait déjà l’amour fou des japonais pour les kitscheries post-rock avec orchestre, mais avec le pompeusement nommé Hymn to the Immortal Wind, on atteint des sommets que même une personne ne souffrant pas de diabète ne pourra s’enfiler sans avoir les dents du fond qui attachent !

Certes le post-rock n’est pas un modèle de légèreté et d’économie de moyens, mais de là à convoquer un orchestre de 32 musiciens pour soutenir ces hymnes, il y a un pas. Et les compagnons ne manquent pas une occasion de se mettre en évidence, lorgnant la moindre petite respiration pour y flanquer crânement une volée de notes symphonique, histoire de bien être certain qu’on a rien à regretter et qu’il n’y a vraiment plus de quoi insérer la moindre petite noire ; le public en aura pour ses Yens. La barque est donc bien pleine, le déluge de décibels montants crescendo jusqu’à l’apocalypse (ou l’apoplexie pour certains !) sonique est opérationnelle. Les titres sont d’ailleurs à l’image de l’état d’esprit du disque "The Battle to Heaven" ou encore "Everlasting Light", rien de moins !

Produit par Steve Albini, on était habitué à plus de retenue de la part de l’homme, mais celui-ci semble être en pleine décompensation avec ses amis japonais, lâchant tout ce qu’il avait retenu avec d’autres groupes. Après une telle montagne sonique, on ne veut qu’une chose, devenir moine contemplatif dans un repaire inaccessible pour n’avoir à écouter qu’une seule chose : le silence !


- le sto, le 29 04 2009

Ractions

par CCCP, le 4/05/2009
Moi ce genre de musique m'élève, me fait vibrer et réveille des émotions que je n'imaginais pas possible. Alors oui c'est chargé, mais c'est beau!

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