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The Good, The Bad & The Queen
1.2007
Notation
Rock   Pop

Alors? Bon, mauvais ou pompeux, le nouveau projet de l’insatiable Damon Albarn? Vous n’êtes sans doute pas sans savoir (marketing agressif oblige…) que ce dernier a réuni trois musiciens à l’illustre passé autour de lui.

Le chanteur de Blur et de Gorillaz a donc tenté de former une Dream Team, en s’entourant de Paul Simonon (le bassiste du Clash), Simon Tong à la guitare (The Verve) et le fameux Tony Allen à la batterie. C’est le producteur en vogue, Danger Mouse (Gnarls Barkley), qui a eu la lourde tâche de marier les diverses performances de ce collectif monté de toutes pièces.

Bien entendu, un peu comme dans un sport d’équipe, il ne suffit pas de mettre ensemble quelques stars pour construire un jeu cohérent et efficace. Ainsi, qu’en est-il sur le terrain? Eh bien, malgré la recherche d’une ambiance vaguement piano-bar, décadente, la poussière paraît artificielle et le tout sonne assez brit pop. En fait, cet album s’avère réunir à la fois les bons et les mauvais côtés du genre : efficacité des mélodies, arrangements soignés, line-up carré et basique, morceaux qui, s’ils n’ennuient pas d’emblée, finiront sûrement par lasser.

Dans le style décevant, parfois mou et trop lancinant, on trouve «80’s Life», «Northern Whale» (qui fait penser à du sous-Blur) ou «A Soldier’s Tale» (avec son sifflement qui rappelle la guimauve d’un «Wind of Change»). D’autres titres font plus honneur à la Queen, comme «Kingdom of Doom», qui accroche pas mal et ne traîne pas, ou la chanson éponyme, qui met un terme à cet opus inégal. À vrai dire, celui-ci donne l’impression d’avoir été enregistré et mixé à la va-vite. Même si des morceaux comme «Three Changes» peuvent faire remonter la moyenne en intégrant des sonorités reggae-dub, le disque dans son ensemble ne convainc pas vraiment.

On pourrait penser, au fil des chansons, que la mayonnaise n’a pas forcément bien prise. Spécialement entre le batteur et le bassiste qui ne semblent pas graviter sur la même orbite. Et s’il s’en défend, ce projet à l’air de reposer entièrement sur les épaules du Damon qui, en perte de jeunesse, essaie tant bien que mal de se forger une nouvelle identité post-adulescente.


- yak, le 5 02 2007

Ractions

par Kazak, le 13/02/2007
Pas le meilleur des projets Albarn, à force de trop vouloir se la jouer casting de star, la somme des parties est inférieur au tout. Un disque sympathique mais loin de l'espoir que tout le rabattage médiatique nous avait fait espérer.