Slayer > Christ Illusion

Christ Illusion
8.2006
Notation
Rock   Metal

Les machines de guerre américaines ne tiennent pas la grande forme… Déjà que Ministry commence à travailler sérieusement du chapeau et à nous pomper l’air avec sa croisade anti-Bush, voilà que Slayer nous pond un disque parcouru d’un souffle « contestataire » d’extrêmement mauvais aloi. Franchement les gars, laissez la révolution au songwriters grabataires, et continuez plutôt à raconter des conneries occultes et absconses.

Tout ça pour vous dire que ce nouveau Slayer est un inutile disque de metal imbécile et faussement old-school. Les riffs sont patauds à souhait et les morceaux truffés de mosh parts débilitantes (pour les gens qui ne sont pas du milieu, « mosh part » c’est le nom de code de ces plans lourdingues visant à faire remuer et pogotter les chevelus). Là où Tom Arraya donnait lieu à une déferlante de vociférations euphorisantes sur God Hates us all, il se prend les pieds dans le tapis plus souvent qu’à son tour et manque de souffle. Quant au retour de Dave Lombardo (dorénavant plus connu du grand public pour Fantomas que pour Reign in Blood), il n’y a pas de quoi en faire un foin, la palme de la vélocité n’étant plus l’apanage de Slayer depuis 1987 (à vue de nez).

Christ Illusion est peut-être bien ce que Slayer a sorti de pire depuis South of Heaven, et je ne suis donc pas surpris de voir les masses capillaires s’enthousiasmer pour un disque dont je serai curieux de voir le moindre extrait passer l’hiver. Un millésime clairement frelaté, dont les quelques éclairs de lucidité brutale n’empêcheront hélas personne de bailler aux corneilles. Aaaaah nous étions jeunes, les cheveux aux vents sur notre planche à roulettes…

- lina b. doll, le 6 09 2006

Ractions

par john, le 30/10/2006
Le chroniqueur semble avoir une position trés clair par rapport à cet album, mais j'ai malheureusement l'impression qu'il n'aime pas le groupe voire le genre (c'est en tout cas l'impression que j'ai aprés la lecture de sa chronique) Tout les gouts étant dans la nature je me permet de présenter un avis opposé à celui de lina b. doll puisque ce disque signe pour beaucoup de gens et surtout pour tout le milieu metal le retour d'un des plus grand groupe de trash de l'histoire aprés un album "god hate us all" fade au possible. Slayer ne se renouvelle pas il faut l'admettre mais ce n'est pas trop ce qu'on leur demande (de mon point de vue". On vient en effet écouter du slayer pour remuer les cheveux s'en prendre plein les oreilles. Mais comme les différences sont ce qu'il y a de plus créatif en musique, heureusement qu'il y en a.