Gerber, Mich > Wanderer

Wanderer
11.2008
Notation
World/Ethno   Electro Jazz   Trip Hop

Mine de rien, cela fait plus de dix ans que Mich Gerber égrénne au fil des notes des albums qui défilent comme des petits rêves éveillés apportant à chaque fois leur lots de perles. Comme à l'accoutumée, peu de révolutions sur le navire bernois, la contrebasse et les loops sont de rigueur avec à la production l'inamovible Gert Staüble. Dès les premières notes d'"Eros" on est en terrain connu, on n'en n'est même à se demander si les premiers titres ne datent pas d'un ancien album. Et puis non, c'est bien du nouveau avec des invités tels que le quatuor grégorien de Chant 1450 qui enveloppe bien deux titres, particulièrement le noir "Anima", tout droit sorti d'un récit moyenâgeux.

C'est devenu une habitude, une voix féminine est invitée pour deux titres, créant par là même le single. Ici c'est Bajka qui assure la place qu'avait Jaël sur l'album précédent avec son timbre tout particulier sur "By Your Side" et sur le discutable "Force of the Universe" qui accueille également Greis, rappeur francophone qui tente de passer en force et qui se casse un peu les dents sur le titre le plus faible de l'album.

Alors comme à notre habitude, on se galvanisera des titres plus introspectifs tels que l'intense minute de "Zervreila" ou l'émouvant "Finn" qui pourrait bien venir faire marcher nos glandes lacrymales dans certaines occasions. Mais au final, même constat qu'avec l'album précédent : un disque qui satisfait de part l'apport de quelques nouvelles petites perles mais qui déçoit un peu de part son manque de renouveau ainsi que de participations externes pas forcément toujours du meilleur goût...


- le sto, le 26 11 2008

Ractions

par runeii, le 27/11/2008
Je te suis, Wanderer est hyperprévisible, trop lisse et les collaborations malheureuses. Même si je respecte beaucoup le personnage et notamment sa générosité en concert, je trouve qu'il se complait de plus en plus dans le trip new-age, limite lounge et easy listening. Une écoute du premier album Mystery Bay renforce encore l'impression de gâchis...